_____ Parce qu'il y aura toujours de ces soirées comme celle-ci. Assise devant cet écran dont je ne me passe plus, toujours le même album qui tourne en boucle, Aaron, et ces photos qui défilent. Il y aura toujours des souvenirs comme ceux-ci qu'on ne peut oublier. Des rires et sourires à en revendre qui disparaissent, d'une minute à l'autre. Les larmes prennent possession des lieux pour un moment.
_____ Parce que quand tout s'effronde, on doit reconstruire. Avec ce que je suis, ce que je suis devenue au fil du temps, je construis le présent. Je ne me laisserai pas tomber, encore. Alors, la vie continue. La vie, et moi aussi. Les temps sont rudes en ce moment. Beaucoup de changements, de résolutions de problèmes ou au contraire une accumulations de ceux-ci. Toute la journée, c'est un plein de rires et de sourires avec tous ces gens plus formidables les uns que les autres. Mais le soir, à la gare, et en marchant dans la rue nuit noire, Building 429 dans les oreilles (Always), tous les problemes remontent à la surface.
Je sais, j'avais décidé de ne plus être triste, mais en réalité c'est plus difficile que je ne le pensais. Toujours plus de choses qui s'ajoutent. Il faudrait que je trouve une solution, pour être heureuse, comme avant. Comme quand je souriais en permanence. Quand je fais des choses qui m'intéressent vraiment, comme l'escalade ou bien quand je couds, ça va mieux parce que je n'ai pas le temps de réfléchir à autre chose que ce que je fais.
Ce matin, je suis abattue. Vidée, completement, de tout espoir ou quoi que ce soit de joyeux. On avait tant de rêves, on se croyait fort, très fort. Trop d'espoir. C'était beau à l'époque. Maintenant il faut se heurter à la réalité, notre faiblesse et nos défauts. C'était chouette quand on se disait 'parfait' l'un pour l'autre. C'était beau.
Tu as toujours été un amoureux merveilleux, et j'ai la certitude que personne n'arrivera à m'aimer comme tu as pu le faire. Toujours entrain de céder à mes caprices, même si ça t'embêtait. Les plus beaux moments de ma vie, je les ai vécus avec toi. Tu as toujours été là, chaque seconde de ces longs jours. Je dis ça, mais en fait, ces derniers jours, non tu n'es plus vraiment là. Tu m'écoutes ne m'écoute plus vraiment, tu m'entends à peine. Ou tu me regardes, pendant que je me noie dans mes larmes; un air désespéré dans tes yeux. J'ai presque envie de dire que d'autres personnes sont à mon écoute mais tu risques de devenir jaloux à tuer si je te disais ça. Seulement c'est vrai. Je suis plus que malheureuse. Il pleut les repproches. Personne ne m'a autant fait pleurer que toi, aussi, je crois. De joie, de bonheur, mais surtout de douleur, de tristesse. Je m'excuse encore une fois d'être aussi faible. Toi tu ne pleures que très rarement. Tu es fort. Moi non.
J'ai toujours été fière de notre Nous. C'était quelque chose de vraiment très fort. Cette si belle gourmette, avec notre date, qui ne m'a jamais quittée. Et depuis peu cette magnifique bague. En réalité, ce sont des choses matérielles qui représentent ce que j'ai toujours ressenti; depuis ce mardi après-midi. Je ne dis pas que a toujours été parfait, il y a eu des hauts et des bas; maintenant il n'y a plus de haut.
Je me souviens de cet appartement à Metz, juste parfait pour toi et moi, la balustrade du balcon était en fer forgé. Ton père aurait fait nos meubles; moi les tableaux et le linge de maison. On devait passé nos nuits d'été sur le balcon, sous une petite couverture, à regarder les étoiles, et se raconter nos souvenirs, les petits détails qui font tout. Tu aurai du me supporter, toute la journée, toute la nuit, toute ta vie.
J'ai l'impression que les épreuves de la vie en ont décidé autrement. Plus rien ne va. Montre moi que ça ira à nouveau un jour. Je ne te demande pas de continuer à rever. Moi même j'ai du mal. Je te demande d'ouvrir les yeux sur l'amour que je te porte. Essaie de faire quelque chose, n'importe quoi, mais quelque chose.
Je vais rassembler tes affaires et mes souvenirs. Notre chanson qui tourne en boucle encore et encore. Je vais déposer un peu de ton parfum sur mon poignet gauche, comme à chaque fois que je suis triste. Et continuer à affronter les épreuves de la vie. Tu peux encore être à mes cotés. Il suffit que tu me suives encore un peu. Je ne peux pas croire que notre chemin qui paraissait si long soit encore une fois écourté.
______________J'ai laissé ton murmure me dire que ça allait changer,
______________Qu'est-ce qui a vraiment changer au fond? Dis-le moi...
______________Oui ça a changé, mais tout est très négatif...
______________Laisse ton murmure me dire que tout n'est pas foutu
______________Laisse-le dire que tu as encore espoir.. en es-tu encore si sur?
______________Pourquoi tant des pluies sur nos joues ces temps-ci...
______________Qu'est-ce qui a déclenché tout ça...?
______________Je voudrais revenir en arrière tu sais,
______________En ce temps où on s'aimait tendrement,
______________Ce temps où tu aurais fait n'importe quoi
______________Et ça rien que pour mes yeux...
______________Où est passé ce temps?
______________Mes yeux sont mouillés.. encore une fois...